Maya Tzolkin
Calendrier sacré de 260 jours, vingt signes par treize
Les Signes
Histoire & Origines
Le Tzolk'in, c'est l'authentique : un calendrier sacré véritablement ancien, toujours vivant, toujours compté. Il court sur 260 jours — non pas lié au soleil ou à la lune, mais à deux roues qui tournent : vingt signes de jour nommés et les nombres de un à treize. Vingt fois treize donne 260, et chacun de ces jours porte sa propre énergie, son propre nawal. Naître sous un signe de jour est authentiquement Maya, non une surcouche moderne.
Et il est ancien — plus ancien que les Maya eux-mêmes. Le compte de 260 jours était partagé dans toute la Mésoamérique, par les Zapotec, les Mixtec et les Aztec autant que par les Maya, et un sceau d'époque Olmec portant une date de 260 jours a été situé autour de 650 BC. Cela indique une origine remontant à plus de deux mille cinq cents ans, dans les racines profondes de la civilisation mésoaméricaine, bien avant que ne s'élèvent les grandes cités mayas.
Pourquoi 260 ? Personne n'en est certain, et l'honnêteté oblige à l'admettre. L'idée la plus citée est humaine : une grossesse dure environ 260 jours et quelques, du retard de règles à la naissance, de sorte que le calendrier pourrait suivre la durée de la gestation. D'autres lisent les nombres eux-mêmes — treize pour les couches du ciel et les articulations du corps, vingt pour les doigts et les orteils du système de numération en base 20. Le compte n'est peut-être que ce que l'on obtient quand une culture bâtit son cosmos à partir de ces deux nombres sacrés.
Ce qui ne fait aucun doute, c'est qu'il survit. Dans les hautes terres du Guatemala, le compte ne s'est jamais arrêté : les ajq'ij, les gardiens des jours, portent encore le Tzolk'in jour après jour, nommant chaque aube et tenant des cérémonies aux jours qui les appellent. De tous les systèmes de cet atlas, celui-ci est l'un des plus anciens et des plus véritablement ininterrompus — un calendrier vivant, plus ancien que le zodiaque, qui tourne encore après vingt-six siècles.